Une troisième voie entre l’Etat et le marché

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Editions Quae

Sous la coordination de Martine Antona et François Bousquet

Et s’il existait une troisième voie entre le tout privé ou le tout public pour gérer de façon optimale certains biens et ressources naturelles communes ? comme certains espaces forestiers, des estives, ressources en eau et à tout ce que nous pourrions extrapoler dans ce cadre : « une voie alternative à la fois aux régulations purement marchandes et aux fonctionnement administratifs bureaucratiques« .

Martine Antona, économiste et François Bousquet chercheur en sciences de l’environnement, tous deux au Cirad ont coordonné cet ouvrage tiré des interventions d’Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009, lors de son passage en France en 2011. Cette économiste de réputation internationale orienta, en effet, ses études sur les thèmes des systèmes socio-écologiques  » c’est-à-dire sur la relation entre dynamiques écologiques et dynamiques sociales. Ses travaux ont ceci d’original qu’ils réduisent la fracture et le « compartimentage » ou le confinement entre Sciences politiques et Sciences économiques et tendent ainsi vers un plus grand pragmatisme.

Ses observations, études et écrits viennent contredire la théorie de l’économiste Hardin, selon laquelle une ressource qui ne serait pas appropriée est condamnée à être surexploitée, car chacun aurait alors tendance à en profiter au maximum avant que les autres ne le fassent. Elinor Ostrom a ainsi observé, que dans le cadre de certains écosystèmes dans lesquels l’homme intervient, il n’est pas forcément besoin d’autorité supérieure pour définir et aboutir à un prélèvement soutenable. Encore faut-il qu’il y ait des « arènes »ou cénacles dans lesquels les personnes concernées puissent « observer l’évolution des ressources, créer des règles, apprendre à se faire confiance ». Entre ici également en jeu le concept de « polycentricité » et l’observation que la « diversité des centres de décisions coordonnés suivant de multiples modes, forme un système qui offre de multiples services », positifs pourrait-on ajouter.

Une dynamique évolutive

Cette économiste, fait évoluer progressivement ses travaux en les confrontant à la fois avec des études de terrain et avec des résultats d’expérimentations (notamment en ateliers ou workshops). Le fonctionnement et la gouvernance de nouvelles formes d’économie « collaboratives, sociales et solidaires… » sont ainsi étudiés. Ceci ne veut cependant pas dire pour autant qu’une gestion optimale ne pourrait être le fait que de micro-contexte, ou micro situation. Quelques exemples montrent, en effet, que là ou de petits groupes ont échoué, des groupes plus importants sont arrivés à leur fin. D’autre part d’importantes interactions font que les ressources naturelles locales sont de plus en plus influencées par des actions, décisions ou processus à plus grande échelle (celle du monde, des marchés internationaux, des effets qu’elles ont sur le changement climatique). « Un nombre croissant de systèmes-socio-écologiques sont de plus en plus connectés et moins limités ou confinés spatialement… Ni des approches de gouvernance trop locales, ni des approches trop globales ne semblent suffisantes, pour répondre à ces nouveaux défis et il s’agit donc de développer des modèles de gouvernance qui soient vraiment imbriqués à différentes échelles »

A l’heure où la gestion des bien communs de notre planète, qu’il s’agisse des ressources forestières, agricoles, en eau ou même halieutiques… doit être optimisée, cet ouvrage paraît de la plus grande actualité. Lorsque la compréhension des enjeux est acquise, l’implication des personnes concernées, (le terme de société civile est-il un peu restrictif ?) semble en effet, gage d’efficacité, c’est donc ici une troisième voie à méditer et certainement à expérimenter au présent et peut être pour un meilleur avenir.

Une troisième voie entre l’Etat et le marché

échanges avec Elinor Ostrom

sous la coordination de Martine Antona et François Bousquet

Editions Quae

http://www.quae.com

Gestion du sol et machinisme Décider d’une stratégie, choisir les outils.

 

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Dans les milieux équestres on avait coutume de dire, pas de pied, pas de cheval ! On pourrait dire également dans nos campagnes, pas de sols, pas d’agriculture tant ce support est indispensable à toutes cultures végétales, même en production urbaine. Attentes sociétales et environnementales, agrandissement des exploitations nécessitant parfois un matériel plus large donc  plus lourd et un temps de travail plus étalé dans le temps et les saisons, contraintes économiques et agronomiques, avancées dans l’étude du fonctionnement des leurs éco-systèmes, on semble leur porter aujourd’hui une attention toute particulière.

L’ouvrage de Jean-Paul Daouze, Conseiller Grandes cultures et Machinisme à la Chambre d’agriculture de la Marne et de Jean Roger-Estrade Professeur d’Agronomie à AgroParisTech se penche à la fois sur les défis et contraintes agronomiques des sols, mais aussi sur la grande diversité des outils existants, leur rôle et leurs différences d’utilisation, d’effets et d’impact. Ce livre constitue donc un outil d’aide à la décision de premier niveau concernant la gestion, l’optimisation, voire la pérennisation de la qualité et de la fertilité des ses sols.

Un livre publié en 2015 aux éditions France agricole

Interview de Jean-Paul Daouze

 

Coûts des opérations culturales 2017

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L’utilisation et l’investissement en agro-équipements occupent en moyenne plus d’un tiers  des charges d’une exploitation agricole. Mais connaissez vous réellement le coût d’utilisation ou de prêt de votre matériel ?  Le Service Elevage et agro-équipements de l’Assemblée Permanente des Chambres d’agriculture publie chaque année  un référentiel sur les Coûts des Opérations Culturales ou Coûts de chantiers, produit par le Réseau des conseillers machinisme et agro-équipement des Chambres d’agriculture.

Ce référentiel associe les différentes liaisons « tracteur-outils », en intégrant le coût de l’outil à celui de la traction nécessaire pour la réalisation du chantier, en précisant la consommation de carburant et en ajoutant le coût de main d’œuvre. Ce référentiel est une base pour calculer les coûts de production des cultures, connaître leur seuil de rentabilité et trouver des leviers pour maîtriser les coûts de mécanisation.

Ce document peut également servir de base de négociation, dans le cadre d’échanges et d’entraide entre agriculteurs.

Pour toute demande d’informations :  philippe.vankempen@apca.chambagri.fr

Ce document est téléchargeable gratuitement sur le portail des Chambres d’agriculture.

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Présentation vidéo :

 

La Chine au risque de la dépendance alimentaire

CHINE

La Chine au risque de la dépendance alimentaire.

Que la Chine s’enrhume et certains marchés de produits agricoles à l’international viennent à tousser. Plus sérieusement le livre de Jean-Marc Chaumet et Thierry Pouch explique de manière claire et concise l’évolution de la politique agricole chinoise sur plusieurs années ainsi que ses grandes orientations. L’investissement de ce pays à l’étranger pour assurer son propre approvisionnement à il y a quelques-temps défrayé la chronique, plus spécifiquement quand un millier d’hectares ont été achetés dernièrement dans le Centre de la France, mais d’autres démarches de ce type se produisent, par exemple en Amérique latine et en Afrique. Les répercussions n’en sont pas pour autant totalement négatives pour les populations en place, doit on donc craindre cette évolution, ou s’agit-il d’un épiphénomène aux conséquences limitées ? La grande question sous-jacente consiste également  à se demander si à l’instar de la Grande Bretagne, un pays peut durablement peser diplomatiquement et économiquement à l’international en restant dépendant ?

Un magnifique travail d’expertise économique et politique qui livre ici un certains nombre d’éclairages primordiaux.

Une édition des Presses Universitaires de Rennes

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4309

 

Agriculture connectée : Arnaque ou remède ?

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Derrière ce titre un tantinet provocant se cache une étude très détaillée sur l’usage des nouvelles technologies dans les exploitations agricoles. Journaliste scientifique en agronomie et écologie, Vincent Tardieu a sillonné la France pendant plus d’un an pour étudier et rendre compte de leur développement.  Mais celles-ci sont elles toujours adaptées au schéma de l’exploitation ?, ne risquent-elles pas dans certains cas de générer un surinvestissement ?, les agriculteurs s’approprient-ils et profitent-ils pleinement  de toutes leurs fonctionnalités ?

A travers des exemples concrets de terrain, de réussites mais aussi de succès plus mitigés, ce livre permet d’engager un saine réflexion sur les avancées et les avantages d’un grand nombre de ces outils high tech. Un livre que les passionnés d’agro-équipements et ceux qui cherchent à moderniser leurs pratiques dévoreront véritablement.  A commander sur www. editions-belin.com

Interview vidéo de Vincent Tardieu :

Bienvenue sur des pages et des sillons

Bonjour à tous !

Le Blog  « Des Pages et des Sillons » vient de naître. Son objectif  : vous tenir au courant de la parution de livres concernant l’agriculture, le développement local, la ruralité. Figureront donc désormais sur ces pages, de nombreux interviews d’auteurs qu’ils soient rédigés ou sous format vidéo. Nous espérons que ces lignes sauront retenir entièrement votre attention et qu’elles nourriront intensément vos réflexions.

Un aventure commence, le soc de la charrue est prêt à travailler, avec pour unique but, nourrir l’esprit et partager.

A très bientôt ici, ainsi que sur les Réseaux sociaux.